Mazsalaca Workshop, Lettonie

Pär Lindgren, Beep Oh




Graham Flett, Palladio





MARIE-HELENE BERNARD, UNE SECONDE EST UN MONDE (2009)




La Chine ancienne ne connaissait pas de séparation stricte entre poésie, peinture, calligraphie et musique, toutes disciplines qui se devaient dêtre pratiquées sans distinction par chaque lettré. En s'alliant pour mêler intimement sur scène poésie, musique, peintures projetées et sons électroniques, Ma Desheng, poète et peintre chinois et Marie-Hélène Bernard, compositrice française, se proposent de renouer avec cette tradition, magnifiquement illustrée à l'âge dor de l'époque des Tang.
Au mélange des disciplines artistiques s'ajoute donc un dialogue sino-occidental, amorcé dans Tchernoziom, une pièce précédente de la compositrice créée par l'ensemble ALEPH en 2006, qui faisait déjà appel à des vers de Ma Desheng. Mais ici, le dialogue se veut beaucoup plus poussé et approfondi. D'abord en ancrant physiquement le poète sur scène : celui-ci a dailleurs l'habitude, dans les nombreux festivals où il a été invité, de marquer le public par sa très forte présence vocale et ses talents de performer. Puis en confrontant au niveau du chant (toujours à partir de la poésie de Ma Desheng), deux voix provenant de deux univers radicalement différents : Monica Jordan, chanteuse de lensemble ALEPH, grande admiratrice de John Cage et Shi Kelong, chanteur chinois rompu aussi bien aux techniques de l'opéra de Pékin qu'au chant lyrique occidental.
Enfin en élargissant cette confrontation aux musiciens chinois et occidentaux qui épaulent les chanteurs : répartis en deux trios, à « armes égales », éclatés sur scène à l'Est et à l'Ouest, ils se font entendre; alternativement, se répondent, se contredisent ou se mélangent;

 ARRETS FREQUENTS - Animations de Celia Eid

Animation de Celia Eid sur une musique de Nicolas Vérin



Monsieur - Animation de Celia Eid sur une musique de Dominique Clement





Trente Pile - Animation de celia Eid sur une musique de Michel Aumon 

Crepuscule - Animation de Celia Eid sur une musique de Eric de Clerq



Improvisation pour une cymbale sur un air de flonflon - animation de Celia Eid 



Création et animation: Celia Eid
D'après Arrêts fréquents
60 création de 3 à 30 secondes
par l'ensemble Aleph

A l'origine de l'idée, une suggestion de Jean-Charles François, interpréter les trois pièces de l'Opus 11 de Webern, dans un programme d'oeuvres très brèves, la plus longue n'excédant pas 30', l'écoute des trois petites pièces, ainsi éclairées à contre-jour, s'en trouvant renouvelée.
Pour l'Ensemble Aleph, solliciter des compositeurs sur cette idée était une façon de concrétiser, avec nombre d'entre eux, des désirs de collaboration inassouvis et accumulés au fil de dix années de carrière.
La réponse enthousiaste de ces compositeurs : 70 d'un coup !
Une telle profusion, un tel jaillissement de création ne peut en aucun cas être assimilé à un hommage dans sa connotation nostalgique - fut-il à Webern mort il y a 50 ans, et à l'Opus 11 écrit il y a 80 ans.
Il s'agit bien là d'un manifeste.
70 compositeurs dans un même programme, pour affirmer l'existence nécessaire d'une pluralité, non pas au nom d'un oecuménisme à la mode, mais comme moteur d'une réflexion de création, loin de l'esprit de chapelle.
La question immédiate de l'ordre des pièces, avec l'évidente contradiction entre l'éclectisme des oeuvres et l'idée d'un ordre raisonné, voire didactique.
D'où l'adoption d'un tirage au sort.
Nouveau pari, nouveau défi ! "Tout dire en moins de 30'. Chacun des soixante-dix compositeurs sollicités doit faire tenir son art de la fugue personnel au sein de cet intervalle minuscule. C'est là que se révèle la beauté du défi on voit chaque seconde s'étirer, se distendre, on entend chaque vibration devenir un long poème sonore, une légende de chaque instant. Chacune de ces musiques, si brève qu'elle apparaisse, donne calmement accès à un monde inconnu et il vous revient de les contempler tous. Vous avez tout votre temps les secondes se divisent à l'infini et le paradoxe de Xénon est ici la règle. Ainsi, comme le voulait Borges, l'Aleph devient alors la porte des mondes." Michel Thion

Ensemble Aleph:
voix Monica Jordan
clarinette Dominique Clément
violon Noémi Schindler
violoncelle Christophe Roy
piano Sylvie Drouin
percussion Jean Charles François

Festivals :
Time of Music 2005 -- Finlande
File Festival 2005 -- Brésil

Spectacle avec la compagnie Picometre

La veuve de Robespierre s'ennuie