
Fondatrice de l’ensemble
Aleph en 1983.
Après
des études de piano et musicologie au conservatoire de Bucarest, elle
obtient les prix d'analyse et d'esthétique au Conservatoire national
supérieur de musique de Paris. Titulaire d’une maîtrise
d'ethnomusicologie, elle se perfectionne en chant avec Rita Streich,
Sena Jurinac, Cathy Berberian, et est lauréate du concours
international Gaudeamus de Rotterdam. Elle enseigne l'analyse de la
musique contemporaine à l'École nationale de musique de Créteil.
Interprète
des classiques du XXe siècle (Berio, Scelsi, Cage, Kurtág, Kagel,
Xenakis, Aperghis, Stockhausen), elle effectue, en collaboration avec
des compositeurs, des recherches dans le domaine des techniques vocales
liées à l'électroacoustique et au théâtre musical.

Fondateur
de l’ensemble
Aleph en 1983.

Née
à Zurich, Noëmi Schindler a tout d’abord étudié le violoncelle dans sa
ville natale pour se consacrer quelques années plus tard au violon.
Elle recevra successivement l’enseignement d’Ami Flammer, Pierre Amoyal
et Aïda Stucki- Piraccini dont la rencontre fut déterminante. Elle
obtient brillamment les prix de virtuosité (Lausanne) et de soliste
(Winterthur), et se distingue une première fois devant le public en
remportant le premier prix au concours UBS des Jeunes solistes.
Depuis,
Noëmi Schindler effectue des tournées à travers le monde en soliste et
en chambriste, dans les répertoires classique et contemporain.
Elle
a pu ainsi se produire avec divers orchestres dont l’Orchestre
philharmonique de Radio France, l’Orchestre national des Pays de la
Loire, l’Orchestre national de Lille, le Schweizer Kammerorchester, la
Philharmonie de Bohême, l’Orquesta Simfonica de Neuquén, Filarmonica
Marea neagra… Ses enregistrements (Harmonia mundi, Abeille Musique) ont
été salués unanimement par la critique.
De nombreux compositeurs
contemporains ont composé pour Noëmi Schindler, notamment Bernard
Cavanna, dont la rencontre a été décisive: Concerto pour violon qui a
reçu les Victoires de la musique en 2000, et le Prix de l’Unesco, Fauve
pour violon seul et le Double Concerto.
Très attachée à défendre
la musique nouvelle, plus d’une centaine d’oeuvres ont été créées par
Noëmi Schindler : concertos et musique de chambre, duos
violon/violoncelle avec le violoncelliste Christophe Roy, et au sein de
l’ensemble Aleph dans le cadre du Forum international de jeunes
compositeurs. Noëmi Schindler enseigne à l’École nationale de musique
de Gennevilliers ; elle joue un violon de Joannes Baptista Guadagnini
de Milan.

Fondateur
de l’ensemble
Aleph en 1983.
Christophe
Roy étudie le violoncelle avec Paul Boufil, Pierre Penassou et Maurice
Gendron, ainsi qu’avec le compositeur Dan Lustgarten. En 1994, il
obtient le prix spécial de violoncelle au Concours international
Gaudeamus de Rotterdam (présidé par Siegfried Palm). Interprète du
répertoire solo et de la musiquede chambre, il a fréquemment collaboré
avec l’Ensemble intercontemporain, l’Ensemble Modern de Francfort et
The Newt Hinton Ensemble.
Il enseigne le violoncelle à l’École
nationale de musique d’Évry, au sein de laquelle il a fondé en 2002 le
Centre de pratique de violoncelle contemporain. Dans ce cadre, il
réalise en 2006 un CD de répertoire pour ensemble de violoncelles,
aussitôt distingué par la presse (Le Monde, Le Monde de la musique).
Cet ensemble devient, en 2007, l’ensemble Nomos, qui développe à
présent une grande activité de création. Depuis 1995, il constitue un
duo avec la violoniste Noëmi Schindler. Sa passion pour le répertoire
contemporain le conduit à concevoir plusieurs programmes de récitals.
Il devient l’interprète privilégié de compositeurs tels que Xenakis,
Kagel, Globokar. Comme soliste, il est l’invité de festivals en France
(Musicavoix, Musiques en scène, Musica Strasbourg, Présences, Musique
Action…) ainsi qu’à l'étranger (États-Unis, Canada, Pays-Bas, Brésil,
Italie, Allemagne, Suisse, Russie, Hongrie…). Son disque de répertoire
solo paru en mars 2000 : oeuvres de Xenakis, Ballif, Aperghis, Kagel
(label Grave - Disques Concord) a été salué par la critique (10 de
Répertoire, Diapason d’Or, Le Monde…).
Fondatrice de l’ensemble
Aleph en 1983.
De 1981 à 1988, elle dirige à Issy-les-Moulineaux l’Atelier musical, centre de formation pour adultes ouvert sur le monde du travail : formation auprès des enseignants, interventions dans les comités d’entreprises. C’est dans ce cadre que l’ensemble Aleph conçoit ses premières manifestations pluridisciplinaires réalisées avec le musée, le centre d’expression plastique, les entreprises de technologie de la communication, le conservatoire de musique de la ville: Musique et Graphisme, Musique et Jeu, Musique et Arts plastiques… Sylvie Drouin fait partie de ces musiciens ouverts à toutes les formes d’expression artistique. Elle conçoit avec l’ensemble Aleph, des programmes accompagnés d’actions de formation reconnus pour leur haute qualité artistique et pédagogique. Sylvie Drouin tient à allier son travail artistique à son intérêt pour la vie sociale et politique. À ce titre, elle est depuis 1989 conseillère municipale d’un petit village de Bourgogne et elle en a été maire-adjoint de 1996 à 2002. Les recherches de l’ensemble Aleph pour élaborer des formes de concerts touchant un public le plus large possible sont directement liées à cette démarche, essentielle pour elle.

Compositeur
et percussionniste, Jean-Charles François a travaillé de 1962 à 1969
avec le Domaine musical et Musique vivante et a dirigé avec K. Humble
et G. Englert le Centre de musique à Paris. Puis, il enseigne au
département de musique de l’université de Californie à San Diego, qu’il
dirige ensuite.
En 1975, il fonde le groupe de musique
expérimentale Kiva. De 1990 à 2007, il dirige le Centre de formation
des enseignants de la musique (Cefedem Rhône-Alpes) à Lyon.
Depuis
1994, il rejoint en tant que percussionniste l'ensemble Aleph. En 2007,
il fonde avec des musiciens lyonnais l’ensemble d’improvisation PFL
Traject.
Il a publié de nombreux articles théoriques, ainsi qu’un
livre, Percussion et musique contemporaine, en 1991 (Klincksieck,
Paris). Sa thèse de doctorat (Université Paris VIII, 1993) porte sur «
L’instrumentiste créateur ».